Coercive Diplomacy A Theoretical and Practical Evaluation

Sayde-Hope Crystal

Abstract


What are the primary factors favouring the success of coercive diplomacy? Why has U.S. military primacy not translated into greater coercive leverage against asymmetric adversaries? What can account for this paradox in international crises management? This paper investigates these related questions by examining the U.S. use of coercive diplomacy against Libya (1981-2003). Having promoted global radicalism, engaged in terrorism, and pursued weapons of mass destruction (WMD) for years, Libya’s abandonment of its WMD program in 2003 and other key shifts in policy make it the strongest case of coercive diplomacy success since the 1962 Cuban Missile Crisis. This paper explores the concept of coercive diplomacy within the broader framework of bargaining strategies. Following a theoretical and conceptual analysis of the main models of coercive diplomacy, the analytic framework developed by Bruce Jentleson and Christopher Whytock is employed to investigate the three phases of U.S. coercive diplomacy against Libya. It can be determined from this case example that successful strategies of coercive diplomacy require five main components: (1) a proportional, reciprocal, and credible coercive strategy, (2) limited objectives which, do not engage the vital interests of an adversary, (3) strong multilateral support and coalitional coercion, (4) a consideration of target vulnerability (as shaped by its political and economic domestic conditions), and (5) the use of positive inducements to increase an adversary’s motivation to comply. Following a presentation of these analytic conclusions, the final section of the paper discusses implications for both theory and policy.

Quels sont les facteurs principaux qui favorisent la réussite de la diplomatie coercitive? La primauté militaire des États-Unis, pourquoi n’a-t-elle pas connu plus de succès contre les adversaires plus faibles? Quelle est la cause de ce paradoxe dans la gestion des crises internationales? Cette dissertation cherche à répondre à ces questions en examinant la diplomatie coercitive utilisée par les États-Unis contre la Libye (1981 à 2003). Comme la Libye favorisait le radicalisme global, s’engageait dans le terrorisme et recherchait les armes nucléaires pendant des années, sa cessation du programme nucléaire en 2003 et d’autres renversements de la politique représentent le plus grand succès de la diplomatie coercitive depuis la crise des missiles de Cuba en 1962. Cette dissertation explore le concept de la diplomatie coercitive au sein du cadre plus large des stratégies de négociation. Cet exemple nous montre que les stratégies de négociation réussies exigent cinq éléments principaux: (1) une stratégie coercitive proportionnelle, réciproque et crédible; (2) des objectifs limités qui n’engagent pas les intérêts essentiels de l’adversaire; (3) un fort soutien multilatéral et une coercition de coalition; (4) une considération de la vulnérabilité de la cible (déterminée par des conditions domestiques en politique et économie) et (5) l’usage des incitatifs positifs afin d’augmenter la motivation de se conformer de la part de l’adversaire. Après la présentation de ces conclusions, la dernière section de l’essai discute les implications pour les théories et la politique.


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