The Power of the Word: Discourse, Collective Resistance, and the EZLN as the Radical ‘Other’

Nizar Mohamad

Abstract


Departing from the foco theory of revolution that swept Latin America since the 1960s, the Zapatista Army of National Liberation (EZLN) represents a turning point in ideological currents marked by the region’s new social movements. Combining ski masks with poetry, Marxism with Christianity, and pan-indigenousness with anti-neoliberal globalization, the EZLN, through an eclectic fusion of discursive pillars, has metamorphosed over time into a group capable of representing all things to all people. Since their official declaration of war ‘against the Mexican state’ on January 1, 1994, the EZLN has witnessed an evolution in their discourse, shifting greater weight and focus onto becoming an organization that can increasingly relate to—and connect with—the world’s oppressed. Accordingly, this paper will attempt to illustrate how the discourse of the EZLN has evolved from focusing on synthesizing pan-indigenousness and class struggle to becoming a more pluralistic expression against neoliberal globalization. This paper will seek to accomplish this by drawing on the evolution of their language and symbols within their political and economic climate, dividing neo-Zapatismo into two main periods—namely 1994-2005, and 2006 onward. Methodologically, this paper will seek to assess the growth of the evolution of their discourse against a backdrop of historical events within Mexico in order to pinpoint overall trends. Transcending traditional notions of revolution and collective resistance, the EZLN’s model enriches international studies, as their popularity as global icons demonstrates the transnationalization of struggle, wherein local plights are increasingly viewed as part of a greater global struggl —connected to a world marked by unprecedented integration.

En partant de la théorie foco de révolution qui secoua l’Amérique latine depuis les années 60, l’Armée zapatiste de liberté nationale (EZLN) représente un tournant décisif des courants idéologiques marqués par les nouveaux mouvements sociaux de la région. Combinant les masques de ski avec la poésie, le marxisme avec le christianisme et le pan-indigénisme avec la mondialisation anti-néo-libérale, l’EZLN, à travers une fusion éclectique des piliers discursifs, a métamorphosé, avec le temps, en groupe capable de représenter toute chose à tous. Depuis leur déclaration de guerre officielle “contre l’état mexicain” le 1 janvier 1994, l’EZLN a connu une évolution dans leur discours, plaçant plus d’importance et d’attention en devenant une organisation qui peut, de plus en plus, se rapporter et se connecter avec les opprimés du monde. Par conséquent, cet essai tente de illustrer comment le discours du EZLN a évolué d’une concentration sur la synthétisation du pan-indigénisme et la lutte des classes à devenir une expression plus pluraliste contre la mondialisation néo-libérale. Cet essai cherche à accomplir ceci en prélevant l’évolution de leur langue et leurs symboles au sein de leur climat politique et économique, divisant le neo-Zapatismo en deux périodes majeurs : c’est à-dire 1994 à 2005 et de 2006 à nos jours. Méthodologiquement, cet essai cherche à évaluer la croissance de l’évolution de leur discours contre un contexte d’événements historiques au sein du Mexique afin d’identifier des tendances générales. Transcendant les notions traditionnelles de révolution et de résistance collective, le modèle EZLN enrichit les études internationales, comme leur popularité iconique globale démontre la transnationalisation de la lutte puisque la détresse locale est considérée de plus en plus comme une part d’une lutte globale plus grande—liée dans un monde marqué par l’intégration sans précédent.

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